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Poursuivons notre réflexion sur l’intelligence du cœur et l’art de s’y abandonner…
A chaque instant de notre vie, nous avons le choix entre deux attitudes : celle qui va opter pour une conscience inférieure et laisser nos circuits physiques primaires s’activer. Attendons-nous alors à tous les désagréments que cela entraîne : maladies, stress, fermeture, relations chaotiques, pénurie, routine, lutte permanente… Ou nous tourner vers une conscience supérieure, pour laisser le cœur diriger nos actes et récolter les bénéfices qui en découlent...dans ce cas s'épanouissent progressivement sérénité, joie, bonne santé, bien-être, relations respectueuses sources de création, abondance naturelle, célébration permanente...
Mais ces deux chemins si distincts soient-ils sont en réalité, pour l'être humain actuel, complètement mélangés! Ce dernier est en effet sur cette voie intermédiaire qui le plonge dans un état de recherche essentielle.
L’organe cœur commence à œuvrer mais est encore confronté aux réactions de l’amygdale et du cortex assurant respectivement un système de réaction rapide de survie et une capacité d’analyse objective propice à l’adaptation.
Ainsi en grande majorité, les êtres humains vont osciller entre deux comportements : l’un dirigé par l’égo, l’autre guidé pas le cœur.
Ce n’est que lorsque l’amygdale et le cortex seront au service du cœur que l’unité dominera. C’est sur ce chemin supérieur que le monde grandira en amour , fraternité, coopération, abondance, puissance de création, joie et liberté …La vie sur terre pourrait bien avoir des goûts de Paradis…
Face à cette magnifique théorie, on peut à présent se poser la question bien légitime : oui mais comment faire ???
Je vous propose de méditer sur la première proposition que voilà.
Prenez le temps d’accueillir cette approche et vérifiez si elle résonne au fond de vous. Si c’est le cas, mettez alors en action cette vision.
1/ Prendre du recul par rapport à vos émotions
Reconnaître ce qui est là, être lucide sur les aléas du fonctionnement de notre « véhicule » afin de sortir des automatismes…
Cette observation doit se faire avec beaucoup de compassion et d’humour…
Apprendre à ne pas se juger comme ne pas juger l’autre est un pas fondamental.
Du coup peu à peu on va se désidentifier de ce véhicule…on intègre qu’il doit définitivement être seulement au service de notre âme. La réhabilitation de notre responsabilité face aux émotions est incontournable.
Même si le circuit inférieur est très rapide, on a ce choix d’arrêter d’accuser les gens, les choses comme s’ils étaient la cause de nos émotions ! Face à une situation dite désagréable on peut réagir de plusieurs façons…on peut se fâcher, se mettre en colère …penser très sincèrement que c’est à cause de ce qu’a dit ou fait l’autre qu’on a de la peine…
Pourtant ce que font, ce que disent ou pensent les autres ne nous regardent pas. On ne peut pas interpréter leur réalité intérieure ; on ne peut évaluer leurs intentions car on ne sera jamais dans leur peau. On ne peut ressentir les souffrances, les mémoires qu’ils portent.
Chacun fait ce qu' il peut.
Conclusion : on a réellement le choix d’adopter telle ou telle réaction face à toute situation.
Et c’est cette attitude même qui ouvre la porte directe sur la guidance du Cœur.
Lorsque l’on devient responsable de ses émotions, on s’offre la possibilité d’accélérer sa possibilité de croissance…
Au lieu de se focaliser sur les faits et gestes de l’autre, on se centre. Notre intelligence reste à disposition et nous.
Voici un exercice pratique que vous pouvez utiliser chaque fois que quelqu’un réactive une émotions désagréable, choisissez de bénir cette personne pour l’opportunité qu’elle vous offre de constater la mise en marche de votre circuit inférieur. invite à une concentration positive pour notre processus d’épanouissement. Ceux qui réactivent nos réactions deviennent même nos maîtres. Car grâce à eux, nous pouvons regarder nos blessures à guérir, nos faiblesses à transformer, nos limites à dépasser.
Je ne vous dis pas que c’est facile mais soyez certain que ce changement d’attitude sera majeur pour vous. Ajouter un zeste d’humour quand vous décelez l’automatisme de votre ordinateur intérieur (vous vous rappelez : amygdale + cortex )…en lui indiquant que désormais vous avez envie de jouer à un autre jeu : au jeu du Coeur !
Sylvie Roucoules
Article inspiré du livre « Le Maitre dans le Cœur » d’Annie Marquier
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